Lorsque deux planètes dialoguent, la planète la plus lente imprime sa tonalité à la plus rapide : elle agit comme une force de fond, tandis que la planète rapide devient davantage le lieu par lequel cette énergie va se manifester dans la personnalité et dans l’expérience.
Ainsi, dans un aspect Mercure-Saturne, Mercure (la pensée, la parole, la manière de comprendre) se colore de Saturne. La pensée peut devenir plus structurée, plus prudente, plus exigeante, parfois plus retenue.
Dans un aspect Vénus-Pluton, c’est Vénus (la manière d’aimer, de désirer, d’accorder de la valeur) qui se trouve imprégnée de l’intensité plutonienne. Les questions affectives et relationnelles peuvent alors prendre une profondeur, une exigence ou une puissance transformatrice particulières.
Avec Mars-Neptune, l’élan de Mars rencontre le monde beaucoup plus subtil de Neptune : l’action peut se nourrir d’intuition, d’inspiration ou d’idéal, mais aussi parfois perdre en netteté si le désir ne trouve pas une direction suffisamment claire.
La planète lente ne remplace donc pas la fonction de la planète rapide : elle la teinte, l’approfondit, la contraint ou l’élargit selon sa propre nature et selon l’aspect qui les relie. Plus l’écart de vitesse entre les deux planètes est important, plus cette distinction peut devenir intéressante à observer. Une planète personnelle en aspect à Uranus, Neptune ou Pluton fait entrer dans une fonction très intime de la personnalité une énergie beaucoup plus lente, collective et profonde.