Le Tarot de Marseille

Pratiquer la voyance, résoudre un nœud psychologique, pénétrer les mémoires transgénérationnelles ou s’exercer à la guidance spirituelle…, quelle que soit l'intention que tu y apposes : tu es au bon endroit !

Fond de cartes

De l'Avoir à l'Être, de l'extérieur à l'intérieur...

Nous vivons dans un monde où l’AVOIR est roi. AVOIR des compétences. AVOIR du savoir. AVOIR le bon livre pour apprendre à interpréter. AVOIR la bonne formation... Même dans le domaine de la spiritualité ou de la voyance, on entend : “Il faut AVOIR un don”, “Il faut AVOIR la capacité de voir, de ressentir, de capter…” 

Ce mot, souvent chargé de mystère, peut nous faire croire que certains ONT reçu quelque chose de plus. Mais l’AVOIR enferme. Il crée une distance entre soi et l’essentiel. Il suggère que ce que l’on cherche est hors de soi, à acquérir, à mériter, à posséder. Il nous pousse à croire qu’il faut devenir autre chose que ce que l’on est.

ÊTRE, au contraire, ouvre. ÊTRE, c’est habiter sa propre vie. C’est écouter ce qui se murmure à l’intérieur. C’est oser ne pas savoir pour mieux percevoir. C’est se rappeler que tout est déjà là. Comme nous le rappelle Le Bateleur !

Le Tarot ne demande pas d’AVOIR. Il invite à ÊTRE : attentif, présent, vivant. Lorsque l'on est véritablement en lien avec soi, les symboles s'animent, les cartes parlent, les images deviennent chemins.

Et si finalement, apprendre le Tarot, c’était apprendre à ÊTRE ?

Lire le Tarot ne nécessite aucun "don"...

Et je l'affirme haut et fort ! Tu as déjà cette prédisposition en toi ! Tu ne t'en rappelles certainement pas mais, à l'âge de 12 à 16 mois, tu as appris à parler. Du moins, l'apprentissage du langage a débuté à ce moment-là. Pourtant, tu n'étais pas encore à l'école, tu n'as pas suivi de cours, tu n'as pas lu tous les livres qui te tombaient sous la main. Tu n’as eu besoin d’aucun enseignement explicite pour acquérir cette faculté. Tu as écouté. Tu as ressenti. Tu as répété. Tu as plongé dans le langage comme dans un bain chaud, tu en as deviné le rythme, le goût, la musique, les silences. Et un jour, tu as parlé.

Le langage du Tarot, c’est pareil. C’est une langue symbolique, vibratoire, poétique. Elle ne demande pas d’être savant, elle demande d’être présent. À ce qui se dit entre les lignes. À ce qui bouge en soi. À ce qui vibre dans l’autre.

Pourquoi cela serait-il différent ici ? Nous savons tous, profondément, comment écouter. Et comment ressentir. Le Tarot ne s’impose pas. Il se rencontre. Et plus tu acceptes d’être pleinement là, sans chercher à posséder quoi que ce soit… plus il devient un miroir, un souffle, une évidence. Revenir à l’instant, à l’écoute, à ce qui respire à l’intérieur. C’est là que commence la vraie perception.

Pourquoi le Tarot est à la fois spirituel, psychologique et divinatoire.

Lorsque j’ai commencé à transmettre le Tarot, j’ai souhaité parler de ses multiples usages : tirage divinatoire, lecture psychologique, guidance spirituelle… Mais très vite, il m’est apparu évident que ces voies ne s’excluent pas. Elles s’imbriquent. Elles se répondent. Elles dansent ensemble.

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Car le tArOt est la genèse de l’Humanité et son évolution : Il est le "d’où venons-nous" et le "où allons-nous". Il est mémoire et devenir. Il porte l’Alpha et l’Omega. Le commencement et la fin. La fin et le commencement. Il est ce point hors du temps, le "sans temps".

Le taROt nous retrace sous forme d'images la quête du "RO" de toutes les mythologies : la quête du Soi, du Saint Graal, du Saint Bol (symbole). En ce sens, il devient le miroir de l’éternité, celui du guide intérieur, celui du divin en soi. N’est-il pas significatif que le mot divinatoire prenne sa racine dans divin ? Dans cette lumière-là, l’intention spirituelle et l’intention divinatoire se rejoignent en une seule voie, celle de la Sagesse, de l’Alignement.

Ombre et lumiere1En utilisant la correspondance a=1, b=2, c=3,… z=26, on découvre que la valeur numérique de TAROT est de 74. Tout comme les noms de JESUS et de LUCIFER totalisent chacun 74. Ne serait-ce pas un lien évident avec la perception que nous avons du monde ? La valeur de "bien" et de "mal" que nous donnons aux évènements et aux personnes que nous croisons quotidiennement ? Nos prises de position sclérosée ?

Mais le Tarot ne distribue pas des rôles figés de "bien" et de "mal". Il nous montre la tension du choix, la liberté mouvante, celle que nous explorons quotidiennement dans nos décisions, nos jugements et prises de position. Nous pensons devoir choisir entre ces deux polarités, mais cela reste un point de vue. Ce qui semble juste pour l’un peut être destructeur pour l’autre. Depuis la nuit des temps, nous demeurons partisans "d'un camp" en dépit de l'autre, nous ne voyons qu'une seule face de la pièce qui se joue devant nous, sans en voir le revers. Ce que symbolise ce 74, ce 7 et ce 4...

Sur le 7ème arcane, Le Chariot, nous ne voyons pas les pattes arrières des chevaux, ni les jambes du personnage : la réalité est partielle. Et sur le 4ème, nous n’apercevons qu’un profil de L'Empereur, assis sur une moitié de trône : ce que nous croyons solide, clair, tranché… ne l’est qu’en apparence.

Ainsi, nous avançons dans la vie comme en équilibre sur une pièce lancée en l’air, guidés par ce que nous appelons libre arbitre, mais souvent bousculés par nos angles morts.

Nous restons "victimes" d'une destinée mouvante au gré de notre supposé libre arbitre, chahutés par le "hasard" symbolisés par les 2 dés arrêtés sur le 1 et le 5 que nous rencontrerons sur le 1er arcane, celui du Bateleur. La somme de ces deux dés donnent 6, chiffre du choix, inconscient à l'étape de l'Amovrevx, car trop jeune (les jambes nues), trop "divisé" (15) pour percevoir le revers de toutes situations. L'Amovreux est l'étape, ce lieu intérieur où chaque jour, nous choisissons. Entre deux voies. Deux réactions. Deux états d’être. Et chaque choix trace le destin que nous récolterons. Destin qui mettra en lumière (Lucifer, le porteur de lumière) ce qui est encore divisé en nous (Diabolos, celui qui divise). Telle est la Loi du Diable, l’arcane 15, sur lequel nous voyons ces deux petits êtres enchaînés, attachés aux polarités, prisonniers du conflit entre lumière et ombre.

Jusqu'à ce que nous prenions conscience que ce n’est pas le destin qui s’impose, c’est le libre arbitre qui oriente... 

Alors… Tarot psychologique ou divinatoire ? Et si la vraie réponse était : les deux ?

Le Tarot psychologique éclaire le passé, le monde intérieur, les racines, ce sur quoi l'on s'appuie pour prendre nos décisions. Le Tarot divinatoire, lui, ouvre des possibles, des directions, des mouvements, en fonctions de ces mêmes décisions. Choisir l’un sans l’autre, c’est comme renier l'une de ses deux mains. La main gauche porte le passé, les lignées, les blessures. La main droite trace l’avenir, les décisions, les élans. Et c’est en joignant les deux, comme dans la prière, qu’on réunit l’être et le devenir. Car intégrer le passé permet de se réconcilier avec le présent, et préparer l’avenir, c’est cultiver un Être disponible à son chemin.

Ainsi, un voyant ou une voyante ne lit pas des cartes. Il ou elle écoute un vivant. Et ce vivant, à l’instant T, est la somme de tout ce qu’il a vécu, pensé, ignoré, espéré. Et c’est là que le Tarot parle. Non pas pour prédire, mais pour révéler que :

"Il n’y a aucune différence entre ce qui t’arrive et ce que tu es."

Voilà pourquoi le Tarot peut prévoir. Parce qu’il ne montre pas un avenir figé. Il révèle le potentiel de ce que l’on devient. Ce n’est pas une croyance. C’est une alchimie. Et cette alchimie commence bien souvent… par un choix. Le Tarot nous le murmure dès la première carte, Le Bateleur, avec ses dés figés sur le 1 et le 5.
1, c’est l’incarnation : le "je suis", l’élan de se mettre debout dans sa vie.
5, c’est l’union : celle des sens, du cœur, du vivant relié.

1 + 5 = 6 : L’Amovrevx. Le moment du choix, mais d’un choix encore fragile, car trop jeune pour voir l’envers de chaque chose. Trop divisé pour pressentir l’unité cachée derrière les contraires.

Et c’est là qu’intervient l’arcane 15, Le Diable. Comme une résonance. 1 et 5, encore, mais réunis dans le 15. Non plus deux dés posés, mais un seul arcane, unifié, tendu. Et au centre de cette tension : un chaudron. Le seul du Tarot. Silencieux. Oublié. Mais essentiel. C’est le creuset de l’alchimiste, là où l’on jette tout ce que l’on oppose, tout ce que l’on sépare, pour voir, au fond, ce qui cherche à s’unir. Le Diable, loin d’être l’ennemi, devient alors le porteur de lumière. Celui qui nous montre où nous sommes encore enchaînés… et où notre propre feu intérieur peut nous libérer. Les chaînes ne retiennent alors plus, elles relient. Ce qui divisait devient passage. Ce qui enfermait devient offrande.

Devenu ainsi apte à voir la totalité de toutes choses, l'endroit et son envers, le 15 se transmute en 51. "Saint… quand t’es Un." Diable quand t'es divisé, Saint quand t'es un ! Et comme pour le confirmer, le 51 s’écrit en chiffres romains LI : deux lettres qui s’unissent pour dire L’ I → L’Un.

C'est peut-être cela la règle du JEU ? Passer du multiple à l’unité. Ne plus être écartelé entre bien et mal, ombre et lumière, mais devenir un creuset vivant, où les contraires ne s’annulent plus, mais s’alchimisent.

Le 1, j'expérimente.

Le 5, j’unifie.

Le 15, je traverse.

Et le 51… je réalise.